Objectif de la nuit blanche 2024

PLAN-ARTISTE-PARC-RASPAIL

La ligne artistique de cet événement fait la singularité de cette édition 2024

La ligne artistique de cette année est palpitante et ça me touche énormément, car originaire de Panama, situé entre deux océans avec une vaste culture populaire diasporique.

J’ai toujours été fasciné par ces mélanges culturels : en quelques sortes on était dans une époque du type « territoire d’outre-mer » avec la construction du canal de Panama.

Pour cette édition NB2024 on aura des expériences artistiques multiples et en particulier des liaisons en Visio avec 3 territoires ultramarins, la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique, permettant ainsi de nous permettre d’avoir une approche multiple des territoires outre-maritimes.

Il y aura une vaste programmation pour ces deux thèmatique que sont l’outre-mer et les olympiades culturelles : 15 évènements artistique serons à l’honneur, plastique, sportif, danse urbaine, une fusion artistique avec les trois villes périphériques voisines (Arcueil, Gentilly, Bagneux),

Pour que les cachanais puissent se sentir concernés et s’impliquent dans cette éditions de la NB nous organisons aussi une soirée antillaise avec le centre socio culturel Lamartine, annonçant la préparation d’un atelier artistique, de visages en plâtre avec l’artiste Olga Luna et des ateliers d’écritures autour de l’outre-mer avec Leila Laloupe. Leur restitution auront lieu le soir de la Nuit Blanche.

Autour de ce projet c’est toute la Ville, les élus et ses services municipaux qui sont impliqués, autour d’une direction artistique contribuant à être exigeant en termes de la qualité tout en construisant un temps de rencontre convivial et généreux

Je pense que les publics seront attentifs et intéressés par ces propositions artistiques certaines éloignées de Cachan et d’autres situées sur notre territoire cachanais dans le parc Raspail et donc immédiatement visibles et touchables.

Coordination et direction artistique : Eli Le Parc

Programmation de la nuit blanche

Bertrand Moricet et Bertrand Manuel

Installation lumineuse et sonore
« Le Labomatic ultra marin »

Lieu : le parc Raspail

La complicité de deux artistes cachanais, liés aux univers du spectacle vivants et aux mécaniques robotiques nous entraînent dans un espace-temps magique et quasi fantastique. A partir d’un lieu d’urbanité populaire que nous connaissons tous, « le lavomatic », et par le mouvement cyclique de ses machines, un appel à la rêverie est lancé.

Pour la Nuit Blanche, Le Labomatic ultra marin est une proposition artistique de transformation de cet appareil géant du quotidien en objet interactif multimédia robotisé, dans l’esprit des machines sonores des films de Jacques Tati. Deux machines de lavomatic ont été hackées et transformées en robots interactifs, avec sons et images. Cette forme contemporaine est un hommage à nos machines obsolètes, nos anciens esclaves de fer, qui renaissent alors comme objets poétiques, propices à la découverte ambiantique des contrées ultramarines.

Bagneux / Charlotte Herben

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Installation monumentale et engagement écologique
« Entre chien et loup » – « Limite de la baignade »

Lieu : le parc Raspail

Depuis 1991 Charlotte Herben a réalisé plusieurs installations in situ et en particulier des mises en scène de vêtements de tout type et de toute couleur. Ces expériences artistiques la relient à son travail d’origine de sculptrice en se focalisant sur le corps et plus précisément sur son absence. Selon elle, le pouvoir des vêtements pourrait aussi générer une forme de magnétisme de l’esprit de la personne qui les a portés. A l’occasion de la Nuit Blanche son projet consistera à suspendre dans un ou plusieurs arbres, des habits de toutes les couleurs, pour symboliser la diversité culturelle des pays d’outre-mer et le métissage.

Chorégraphie HIP-HOP

Chorégraphie HIP-HOP

Lieu : le parc Raspail

La Nuit Blanche débutera par trente minutes d’un schow Hip-Hop assuré par les élèves danseur-se-s de U- Dance School, puis par la compagnie professionnelle “K. Fofana junior”. Cette introduction dansée sera une façon de saluer l’entrée officielle du breakdance dans les disciplines olympiques aux JOP 2024

Gentilly / Eden Morfaux « Foyer »

Création architecturée et engagement écologique

Lieu : le parc Raspail

Sculpteur et observateur des groupes humains, Eden Morfaux aime travailler à grande échelle sur des installations en plein air, souvent en milieu urbain, avec et pour les habitants, pour leur permettre de se rassembler, de se croiser et d’échanger. Il crée des structures au service du lien social et du vivre ensemble.
Avec son œuvre Foyer, pour la Nuit Blanche, il propose de réunir le public autour d’un feu pour partager un moment de convivialité et d’échange.

Cette flamme symbolisera aussi ici le Flamme Olympique, idéal de paix et d’unité entre les peuples. Elle a également ce pouvoir primitif de réunir les individus pour vivre et partager un moment simple.
Déjà présentée dans un jardin public et une résidence d’artiste, notamment, cette œuvre est montée et démontée sur le site par l’équipe de l’artiste. Pour garantir les distances de sécurité, le foyer est cerclé et isolé par un anneau de tôle. L’artiste est présent durant toute l’activation de l’œuvre et est le seul à l’alimenter en bois.

Eli Le Parc

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Installation lumineuse – « Les Chemins des Étoiles d’Autre mer » Création monumentale et engagement écologique

Lieu : le parc Raspail

Eli Le Parc présente une installation lumineuse bleue, marine et aérienne. « Chemin d’étoiles vers L’Autre-mer » évoque un élan cosmogonique, l’union continue de la mer et du ciel, son reflet Autre-mer. Ces étoiles-spirales créent un sillage évoquant la constellation des onze Outre-mers, offrant de multiples chemins allant de la profondeur des océans jusqu’à la voute céleste. Une invitation esthétique à saisir l’harmonie de notre planète qu’il faut urgemment protéger.

Falco – Street Art

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Fresque monumentale

Lieu : le mur pignon de L’Orangerie

Jeune artiste autodidacte installé à Cachan, à la Pampa, issu du street art, Falco bouscule les codes et réactualise les chefs-d’œuvre de l’Histoire des Arts dans l’espace public. Il préfère se concentrer sur le sens et le concept plutôt que sur l’esthétique avec des images qui provoquent et questionnent.
A l’aide des pochoirs qu’ils réalisent il peint des fresques géantes sur différents supports. Artiste engagé, il questionne l’altérité et notre relation au monde de l’ultra-consommation. Il réalisera pendant la Nuit Blanche, selon une approche participative, un travail parlant des territoires d’ici et d’ailleurs.

Juan Le Parc

Video Xenophilia IA – Vidéo tridimentionnelle

Lieu : Grand écran parc Raspail

Artiste plasticien, vidéaste, Juan Le Parc propose ici d’être « en sympathie avec les différences ». Xenophilia IA traite de la multitude, du brassage des cultures, des territoires ultra matins, de l’esclavage et de l’émancipation des peuples au-delà des océans.
A travers une galerie de portraits métamorphiques générée par l’imaginaire artificiel et collectif, nous voyons apparaître, se déconstruire et se reconstruire des femmes, des hommes, des enfants en quête d’humanité et de dignité, depuis les temps préhistoriques jusqu’à celui des algorithmes.

Performance – Concert « Electra III»
Création lumino-sonore monumentale

Lieu : La bambouseraie du parc Raspail

Performance-Concert de Laurent Bolognini, Etienne Jaumet et Fabrizio Rat.Une collaboration inédite entre installation « luminocinétique », piano et synthés pour une immersion musicale et lumineuses dans la profondeur abyssale des outre mers.
Laurent Bolognini, artiste lié à l’art cinétique a déjà eu l’occasion de présenter ses machines lumineuses lors de grands évènements artistiques, tels que la Biennale d’architecture de Venise, les nuits Blanches de Paris, la nuit des Musées à Cassel, La nuit des Musées au Mac Val. Etienne Jumet et Fabrizio Rat, pianistes de formation, créeront des sonorités et des rythmes inhabituels en explorant la sphère techno.

Milthon Bernal

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Installation monumentale « Complicité »

Lieu : Le parc Raspail

Ma démarche est de mélanger les ethnies, les diversités, les attitudes et les gestuelles. D’où la sculpture Complicité qui est une sorte de grande narration collective pour mettre en commun des éléments évoquant l’aspect d’une idée complexe telle que la mémoire, le temps, la distance, l’altérité.
Le groupe instaure un dialogue entre des êtres qui vivent sous un même ciel et sur une même terre dans laquelle ils s’enracinent et s’étirent vers le ciel, avec l’envie de toujours grandir dans nos convictions sociétales et personnelles.
D’immenses racines vivantes aux forces telluriques qui s’imposent et s’observent et nous confortent d’une appartenance commune et plurielle au-delà des mers, des océans et des terres. Elles participent au grand mouvement perpétuel du monde faisant germer et croitre les cultures dans toutes leurs diversités.

Orié Inoué

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L’Orangerie – L’exposition d’Orié Inoué
Second prix de la biennale de Cachan 2021

Lieu : Le parc Raspail

S’inspirant entre autres de ses observations de la nature, des processus organiques et de ses multiples formes de vie, Orié Inoué exprime et partage, à travers ses dessins, volumes et installations, des atmosphères propices à générer un sentiment d’émerveillement pour tout ce monde naturel composant notre cosmos, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Dans ses compositions à la fois sensibles et déroutantes, l’artiste plasticienne témoigne ainsi de la force et des mystères de la nature et du vivant. Elle met en scène un univers sensuel et personnel, tout en puisant dans les méandres de celui de sa culture japonaise, surnaturel et animiste. Un regard optimiste, mais lucide, face aux inquiétudes écologiques du moment.

Pancho Quilici

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Installation lumineuse « tunnelscope »

Lieu : Le rez-de-chaussée de la maison Raspail

La matière constitutive de notre univers est la source d’inspiration de Pancho Quilici, artiste Vénézuélien, vivant à Arcueil. Son regard poétique et visionnaire parle des atomes, des distances, de la géométrie des espaces en interrogeant aussi les origines de la vie.
Son œuvre traverse les mers et les océans ; elle est ultramarine et planétaire car commune à toutes les populations : il présentera une sculpture pouvant caractériser la matière originale, juste après le chao, les premières concrétions post big ban.
Une élégante vision des premiers instants annonciateurs de la vie sur terre.

Sandra Matamoros

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Installation Lumineuse « Les vagues du temps »
Création vidéo dynamique

Lieu : Le parc Raspail

Artiste plasticienne, Sandra Matamoros utilise la forme parfaite du cube, habillé de miroirs, pour symboliser la Terre, ainsi que le proposait déjà Platon. Baigné de la lumière projetée des vagues marines, pouvant symboliser le passage du temps, le cube devient une île autonome, ses miroirs reflétant et sculptant un mur de lumière au-delà des limites du cadre. Cette fresque changeante invite à rêver d’îles lointaines, tout en évoquant une transformation future liée aux enjeux environnementaux. L’œuvre suggère que, malgré les changements, une lueur persiste pour nous guider en défiant les appréhensions.

Skate show

Skate show

Lieu : Le jardin Simonin – Skate-park

Durant la soirée, un collectif de Skaters mené par Ymard Tsimba performera à deux reprises sur le skatepark rénové : deux shows spectaculaires de trente minutes chacun, en musique, de cette disciplime dorénavant officiellement olympique.

— Les ateliers —

En amont de la soirée du 1er juin, deux ateliers de création collective se dérouleront dans les quartiers. Parce-que la sensibilisation à l’art passe par la pratique et afin de rapprocher les publics les plus éloignés des arts plastiques et de l’art contemporain en particulier, deux artistes iront à leur rencontre. Ces deux temps font partie intégrante du programme de la « Nuit Blanche Métropolitaine ».

Leila Laloupe

Écriture autour des Outres-mers

Ecrivaine et poétesse, Leila Laloupe-Rocher invite à aller à la rencontre de l’autre en s’inspirant ici de nombreux écrivains originaires des Outre-mers (Patrick Chamoiseau, Maryse Condé, Nicolas Kurtovitch, Nassuf Djailani…).
Les ateliers d’écriture est de générer des rencontres, des partages et des échanges autour du sujet Outre-mer qui ne laisse personne indifférent. Les ateliers d’écriture permettront d’explorer les images rêvées et les réalités vécues des Outre-mer. L’écriture créative est utilisée comme vecteur de rapprochement socio-culturel car en écrivant des textes, des récits, des poésies, le public connaîtra mieux la grande Histoire des Outre-mer.

Restitution lors de la Nuit Blanche 2024 Les ateliers d’écriture donneront lieu à une restitution artistique lors de la Nuit Blanche le 1er juin 2024 dans le parc Raspail de Cachan. Leïla Laloupe-Rocher récoltera les écrits, les relira et les proposera au public de la Nuit blanche sur des supports protéiformes.

Olga Luna

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« Mur-Art en Action »
« Regards des Outre-mers »

Il s’agira pour cette artiste plasticienne de poursuivre son action/création mise en œuvre en 2023 dans le même quartier.
Pour la Nuit blanche 2024, elle propose de réaliser ce projet en faisant intervenir à la fois des habitants de Cachan ayant participé au projet de l’édition 2023, et d’autres Cachanais-e-s originaires de départements, régions ou territoires d’outre-mer. Les premiers réaliseront le moulage du visage des seconds, qui seront donc les modèles à partir desquels l’œuvre sera bâtie.
La particularité de cette démarche est donc de donner à un public éloigné de l’art contemporain l’opportunité de s’impliquer dans un projet qui leur montre les aspects techniques ainsi que le processus de création de l’œuvre conçue et dirigée par une artiste. Le Mur – Art en Action d’Olga Luna a été présenté dans le monde entier, notamment en Amérique du Sud et en Afrique.

— Projets de liaison ultramaritime —

Chantaléa Commin

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La Guadeloupe

Chantaléa Commin (1971) est une artiste multimédia française d’origine indienne (engagisme des comptoirs de Pondichéry et Calcutta), africaine et amérindienne.
Vivant en Guadeloupe, ses œuvres mêlent critique sociale et motifs imaginaires, s’intéressant aux rapports multiculturels. Elle est diplômée de l’université de Paris I Sorbonne ; Lors de la Nuit Blanche elle présentera son atelier (situé dans la campagne de Saint-François), son travail hybride entre vidéo, installation, peinture et sculpture, ainsi que l’environnement proche qui l’inspire : la mer des Caraïbes très proche et le jardin créole, issu des civilisations amérindiennes, des terres africaines, de la résistance, qui s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions pharmacologiques et nourricières.
Son travail est présenté au Japon, à Londres, Paris, Miami, en Afrique.

Liaisons ultramarines en visio

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La Réunion

La thématique singulière des Outres-mers, rapportée au territoire cachanais, nous a conduits à proposer d’être en relation visio avec des artistes ou des centres d’arts ultramarins.
L’Île de la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique seront ainsi connectées avec Cachan et vice versa, durant une partie de la Nuit Blanche.

La Réunion : le LAC (Lieu d’Art Contemporain) nous accueillera en direct ou en différé. C’est en 1980 que l’artiste Vincent Mengin-Lecreulx et son épouse Roselyne, native de l’île, décident de s’installer dans les hauteurs de Saint-Pierre, au sud de l’île, sur un terrain de 7000 m2 surplombant l’océan Indien. Ils créeront un lieu dédié à l’art contemporain, en accueillant pendant quarante ans une cinquantaine d’artistes en résidence, certains de renommée internationale et en y installant plusieurs œuvres monumentales, dont le Palais 7 portes. Pendant toute cette période le LAC sera également en relation avec l’Education Nationale pour accueillir les jeunes de l’île et monter des ateliers avec les équipes enseignantes.
Au cours de la Nuit Blanche 45 minutes seront consacrée à cette visite ultramarine avec une visite en différé du domaine et une présentation du Palais aux 7 portes.

Raymond Medelice

La Martinique

Raymond Medelice, né à Paris en 1956, il arrive en Martinique à 22 ans, où il commence à développer son travail artistique d’abord autour de la photographie. Artistes plasticiens privilégiant l’abstraction et les installations, sans écarter parfois la figuration narrative, il développe un goût certain pour la dramaturgie et s’interroge sur l’espace de la représentation et la construction du récit. S’il emploie acrylique, bâtons à l’huile pure et encre de chine, et travaille parfois le monotype sur des supports comme le papier, la toile et le carton, Raymond Medelice privilégie l’emploi du couteau pour créer des toiles au sein desquelles le sujet, pris dans des méandres et volutes qui le tourmentent, s’inscrit dans un rapport au monde tantôt angoissé, tantôt onirique.